initiatives et auto-limitations (suite 2)
Entre proximité et éloignement
Le réseau ne dissoudrait donc pas la notion de lieu, mais il la retravaillerait en mêlant uni-présence physique et pluri-présence médiatisée. D'ailleurs une description fine des rapports entre l'ici et l'ailleurs ne devrait que rarement opposer présence et absence. Elle mériterait d'être attentive aux multiples strates qui jalonnent les liens entre participants à un même réseau : échange épistolaire entre chercheurs partageant les mêmes locaux, entre Internautes se rencontrant épisodiquement, préparation d'une réunion par télé-relations, etc. Jacques Perriault, dans son étude sur la formation à distance, le montre bien. À propos des dispositifs de formation actuels qui intègrent les nouvelles techniques de communication, il écrit : "Contrairement à ce qui a été fait dans le passé, ces systèmes n'opposent plus présence et distance, mais intègrent les deux. Tout se passe comme si un processus d'hybridation était en train de se développer". Le spécialiste de l'enseignement à distance souligne, à plusieurs reprises et notamment à propos des réseaux d'échanges de savoir, l'importance des formules mixtes associant communications à distance et rencontres collectives. Les étudiants, en présence d'un tuteur, utilisent, en groupe, les techniques de communications telles que messageries, fax, téléphone pour se former à leur usage sur des études de cas. La communication à distance est ainsi préparée et ponctuée par des exercices collectifs en proximité. Il s'agit là d'un des nombreux exemples où présence et télé-relation se combinent. De même, l'expérimentation des mediaspaces (espace de travail commun entre des collectifs à distance, mobilisant éditeurs partagés, visiophonie, équipements vidéos des locaux, notamment) concerne tout autant des équipes séparées par l'Atlantique que des communautés de travail occupant les bureaux d'un même laboratoire, par exemple. Dans un cas comme dans l'autre il s'agit bien d'effacer les séparations pour créer un espace collectif unique muni, bien sûr, de fonctions séparatrices réglables (protection, disponibilité, etc.). La tentative de rapprocher le lointain s'étend à la réorganisation du proche dans le même mouvement qui a rendu évident l'usage local de la communication à distance (courrier interne, réseau téléphonique et messagerie locaux, etc.).
Le réseau ne dissoudrait donc pas la notion de lieu, mais il la retravaillerait en mêlant uni-présence physique et pluri-présence médiatisée. D'ailleurs une description fine des rapports entre l'ici et l'ailleurs ne devrait que rarement opposer présence et absence. Elle mériterait d'être attentive aux multiples strates qui jalonnent les liens entre participants à un même réseau : échange épistolaire entre chercheurs partageant les mêmes locaux, entre Internautes se rencontrant épisodiquement, préparation d'une réunion par télé-relations, etc. Jacques Perriault, dans son étude sur la formation à distance, le montre bien. À propos des dispositifs de formation actuels qui intègrent les nouvelles techniques de communication, il écrit : "Contrairement à ce qui a été fait dans le passé, ces systèmes n'opposent plus présence et distance, mais intègrent les deux. Tout se passe comme si un processus d'hybridation était en train de se développer". Le spécialiste de l'enseignement à distance souligne, à plusieurs reprises et notamment à propos des réseaux d'échanges de savoir, l'importance des formules mixtes associant communications à distance et rencontres collectives. Les étudiants, en présence d'un tuteur, utilisent, en groupe, les techniques de communications telles que messageries, fax, téléphone pour se former à leur usage sur des études de cas. La communication à distance est ainsi préparée et ponctuée par des exercices collectifs en proximité. Il s'agit là d'un des nombreux exemples où présence et télé-relation se combinent. De même, l'expérimentation des mediaspaces (espace de travail commun entre des collectifs à distance, mobilisant éditeurs partagés, visiophonie, équipements vidéos des locaux, notamment) concerne tout autant des équipes séparées par l'Atlantique que des communautés de travail occupant les bureaux d'un même laboratoire, par exemple. Dans un cas comme dans l'autre il s'agit bien d'effacer les séparations pour créer un espace collectif unique muni, bien sûr, de fonctions séparatrices réglables (protection, disponibilité, etc.). La tentative de rapprocher le lointain s'étend à la réorganisation du proche dans le même mouvement qui a rendu évident l'usage local de la communication à distance (courrier interne, réseau téléphonique et messagerie locaux, etc.).
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