initiatives et auto-limitations (suite 3 et fin)
La notion de glocalisation a justement été forgée pour désigner l'usage local d'un média "global". Elle rend compte d'un des multiples agencements possibles entre le partage de l'ici- et- maintenant et la pure télé-relation. Plus radicalement encore et aux antipodes du "village global", le concept de "ville numérique" tend à désigner un moteur de recherche sur Internet repérant les prestataires de services situés à proximité géographique du demandeur (syndicats d'initiative, mairies, commerces, presse locale, météo locale, trafic local, etc.) La terminologie utilisée sur Internet (site, salle, salon...) n'a sans doute pas qu'une valeur métaphorique. Elle indique que le marquage de la nature de l'espace désigné (public, privé, intime) demeure une condition sociale de repérage des acteurs engagés dans l'échange à distance. Au terme de ces mixages, ce sont les concepts de proximité, de localisation, de territoire qui sont redéfinis, et non annihilés, par les nouvelles mises en relation du proche et du lointain. La présence cesserait totalement d'être territoriale si le transfert à distance devenait duplication de la présence et si la proximité pouvait, de ce fait, se jouer totalement des confrontations corporelles. On en est bien loin.
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